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À DADA SUR MON DAHU, CHEVAUCHÉE SENSIBLE SUR LE FIL DES ARTS... MUSIQUES, FÊTE ET COMÉDIE !

Publié le par Morgane Lesne

Que se trame-t-il Boulevard de Chantenay ? À deux pas du chantier de l'Esclin, la rue pavée est barricadée... L'Atelier du Dahu nous prépare quelque chose de grandiose : une fête pour célébrer le passage du printemps à l'été, un festival où les arts musicaux, plastiques et vivants sont à l'honneur. Drolatiquement nommé « À Dada sur mon Dahu », l'évènement sonne telle une entrée en matière chevaleresque, histoire de concrétiser la renommée de ce jeune lieu de la culture nantaise !

 

Nous sommes à la mi-juin, la saison 20145/2015 a toutes les raisons de se finir en beauté ! Le programme du Dahu pour ce week-end du 13 et 14 annonce du son, du jeu, et du spectacle vivant. Les Dahussiens et leur fine équipe de bénévoles mettent la main à la pâte, il s'agit de mettre les bouchées doubles sans pour autant placer les petits plats dans les grands... Déblayage, aménagement du lieu, décoration à balles et festivités extérieures. L'espace riverain qui devance les ateliers se transforme en cour dahussienne où trône un bar boisé entouré de deux grandes sculptures humanoïdes aux figures mythologiques, on y croise également l'espace de ripaille organisée par l'association CourtCirCuit, de multiples tourets servant de pose-gobelets, et à l'image d'une crazy attraction mobile : le piano ambulant de Kasper !

 

Milieu d'après-midi ce samedi, la cour se peuple peu à peu, l'ambiance est décontractée et bon enfant. Premier spectacle annoncé : Alice joue l'os. Dans l'espace calfeutré du bar intérieur, la petite scène expose un décor d'arrière-salon solitaire, où la comédienne nous livre son spectacle. Moment de vie émouvant, drôle, partagé avec ses marionnettes qui prennent vie à travers ses mains talentueuses. Interprétation impressionnante ! La salle reste coite jusqu'à la fin, les applaudissements pleuvent. C'est de bon augure pour la suite des festivités... Place faite désormais aux musiciens et à l'apéro ! Premier set de cuivres, partant de la cour et se dirigeant vers la grande scène extérieure. Nantesse Boogaloo ambiance rythmiquement cette fin d'après-midi. Sur la gauche du bar extérieur, une petite enclave se dévoile où se dresse une petite yourte à l'allure d'un chapiteau petit format, du rouge en velours pour un spectacle mystérieux : le Dictatorgue ! Plusieurs lancées orales hilares se gaussent – au niveau du bar - sur les possibilités fascistes et musicales que sous-tend un nom de la sorte... Il n'en est rien ! Pensez davantage à Pivot, sur un mode interactif et lumineux, sonore et joyeux... Le tout est alimenté par une dynamo cycliste ! Tandis que les équipes se relaient pour gérer les entrées, les bars, le réassort, le son, etc., la luminosité commence à décroître doucement et le parterre réservé à la fête se noircit de monde. Ça ne cessera pas jusque tard dans la nuit... La foule est au rendez-vous, gaie et attentive au riche menu concocté par l'équipe dahussienne et par les artistes présents.

 

Les groupes s'enchaînent, Le Cri du Gecko nous fait valser sur des notes d'accordéon pulsées, à la suite duquel un trip-hop original se joue, avec Ping Pong Show nous livrant une rythmique vaporeuse. Puis Chernobilly Boogie balance un son rock extra : piano versus batterie ! Les deux loustics enthousiasment l'assemblée dont l'étau se resserrent encore davantage, et que ça swing ! Entre deux sets, nous avons Kasper et son piano ambulant – le PianoMobile - qui enflamme les âmes. Jazz, blues, rock, sa voix et son doigté assurent un max sur ces sonorités hypnotiques. La nuit est tombée, les lumières multicolores parsemées dans les airs donnent à l'atmosphère une teinte de fête foraine des années 1900. D'autant que l'on y croise certaines personnes vêtues de vestons, de chemises affublées de bretelles, de pantalons à pinces et de guêtres. On pense à Chaplin, aux cirques d'antan, à la féérie d'un univers passé, mais pas si lointain. De belles robes se distinguent également, intemporelles et colorées. Les jeunes hommes et femmes du Dahu se sont mis sur leur trente-et-un !

 

À traverser la foule de part en part, on croise toutes sortes d'allures, des plus classiques aux plus rocks, du roots au bobo bien coiffé. De fin de vingtaine à mi-quarantaine, les festivaliers semblent s'inscrire dans une appartenance culturelle située entre l'under et le ground. Dans cet espace intercalé, ni marginal, ni culture de masse. Et puis les yeux en disent longs : regards pétillants, sourire aux lèvres... Satisfaction d'un mélange des genres pour un cosmos de curiosité ! La majorité du peuple qui s'est déplacée ce soir au Dahu fait mine de s'amuser clairement, elle sautille, discute, rit ! On refait le monde au bar, on encense les musiciens, et ça danse... En deux mots, ça s'éclate dans le coin du Boulevard de Chantenay !

 

Le dernier gros set est lancé par Electric Bazar. Fosse peuplée, amusement collectif. Le son est bon, les mecs du crew s'en donnent à coeur-joie ! Il faut dire que la scène prête au lâcher-prise : in-and-out, à l'air libre, couverte par une charpente en métal, d'où sont suspendus lustres dorés, sculptures en bouquets de bois, guirlandes bleu-jaune-rouge-verte-rosée, avec une vue sur la foule qui emplit tout l'espace octroyé à la fête ce soir. Ça donne des frissons ! La nuit est déjà bien entamée, la fête continue pour quelques heures encore en mode Djaying avec Michel de Trentemoult. L'équipe organisatrice s'attelle à la tâche de garder la tête froide : le festival enchaîne sur le dimanche, avec d'autres groupes de musiques et d'arts, des poètes jongleurs de son, la jolie formation Jour de Fête et leur cabaret swing... Du beau et du sonore ! Une tirade lancée par le Dahu pour célébrer ces soirées d'amitiés et de passions artistiques « Un pour tous, et tous à Dada ! », merci à eux et chapeau bas !

À DADA SUR MON DAHU, CHEVAUCHÉE SENSIBLE SUR LE FIL DES ARTS... MUSIQUES, FÊTE ET COMÉDIE !
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